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Les écoles de journalisme qui recrutent après le bac

Il peut être frustrant pour un bachelier que de devoir faire trois ans d’études, après l’obtention du bac, pour enfin pouvoir accéder à une école de journalisme. C’est un fait : la plupart des écoles de journalisme reconnues recrutent leurs étudiants dans le vivier des titulaires de licence. Seulement deux, parmi les quatorze, recrutent à la sortie du baccalauréat.

L’IUT de Lannion, en Bretagne, ainsi que l’Ecole de journalisme de Cannes (EDC), qui est en fait elle aussi au sein d’un IUT, recrutent toutes les deux des bacheliers. Elles délivrent, à la fin des études, un diplôme universitaire de technologie (DUT) qui peut se compléter par une année supplémentaire afin d’obtenir une licence professionnelle. La sélection est stricte tant le nombre de candidats est élevé.

Un recrutement en voie de disparition

Mais ce recrutement est-il voué à disparaître ? C’est une question qui se pose ! L’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT) faisait partie, il y a encore quelques mois, des quelques écoles qui recrutaient à la sortie du baccalauréat et délivraient des DUT. Depuis 2018, toutefois, l’EPJT a décidé de suivre les autres écoles et de recruter des titulaires de licences. Quelques années plus tôt, l’Institut de journalisme de Bordeaux-Aquitaine avait fait de même.

« Nombre de rédacteurs en chef qui accueillaient les étudiants de Tours en stage les trouvaient trop jeunes », explique L’Etudiant, dans un article au nom évocateur : « L’allongement des cursus en journalisme se confirme ». Et le directeur de l’EPJT d’aller plus loin dans ce même article : « Les étudiants eux-mêmes ne se sentaient pas prêts pour le monde du travail, à 20 ans. »

Des étudiants trop jeunes ?

Il faut dire qu’en obtenant un bac à 18 voire 17 ans, certains étudiants sortent de ces écoles à 21 voire 20 ans. Conséquence ? De nombreux étudiants continuaient leurs études après leur sortie d’école quitte à suivre le cursus d’une autre école de journalisme… Mais la jeunesse, en cette période de transition des médias vers le numérique, peut aussi être une chance que certaines rédactions n’ont pas hésité à saisir.

Ces changements de recrutement posent plusieurs questions. Un bachelier est-il obligé de suivre un cursus qu’il n’aime pas pendant trois ans pour espérer suivre – s’il est sélectionné – un cursus pour le métier de ses rêves ? Les bacheliers n’ont pas tous les moyens, et les parents derrière, pour financer des études jusqu’à cinq ans après le bac : met-on à l’écart les milieux les plus populaires ? Y aura-t-il dans cinq ans encore des études accessibles aux bacheliers ?

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